Montréal, le 6 novembre 2026 / RMC / - La Société québécoise des professionnel(le)s en relations publiques (SQPRP) invite les dirigeants d’entreprise à mieux reconnaître la contribution des relationnistes aux décisions de leurs organisations. À l’occasion de son colloque annuel, elle a présenté les résultats d’une consultation qui orientera ses priorités pour soutenir la profession et faire reconnaître sa valeur stratégique.
La consultation fait ressortir des besoins précis. Parmi les répondants, 63 % constatent une hausse des attentes de leur direction ou de leurs clients, tandis que 76 % souhaitent des formations sur l’intelligence artificielle. La moitié souhaitent aussi se former pour mieux mesurer et démontrer la valeur des relations publiques. Faire rayonner la profession arrive en tête des attentes envers la SQPRP, à 72 %.
« Les membres nous demandent de les aider à faire évoluer leur pratique et à mieux faire reconnaître leur contribution », explique Joanne Beauvais, présidente de la SQPRP. « Des travaux sont déjà en cours pour répondre à leurs attentes. Nous voulons que la SQPRP prenne une place plus active auprès de la profession et du milieu des affaires. »
Les relations publiques comme fonction de gestion
Sous le thème « Leadership RP : Le courage d’influencer et de décider dans la complexité », le colloque a abordé des questions qui touchent directement les entreprises. Le dialogue entre Dave Rhéaume et Isabelle Nuckle, d’Hydro-Québec, a permis d’examiner comment mobiliser les parties prenantes autour d’une priorité comme l’efficacité énergétique. Tania Jeudy-Louis s’est penchée sur la crédibilité nécessaire pour rapprocher des interlocuteurs aux intérêts divergents, à partir de son expérience en diplomatie économique.
La préparation aux crises, avec André Durocher, de CAA-Québec, a ramené la réflexion sur les risques que les organisations peuvent anticiper. Les conférences ont aussi examiné la place des relations publiques dans la gouvernance et Guyane Perron a brossé le portrait des compétences nécessaires au conseil stratégique, tandis qu’Amandine Michaud a relevé les compétences nécessaires pour l’avenir des relations publiques.
« L’IA prend de plus en plus de place dans notre pratique », remarque Laurie Frigon, administratrice responsable du Développement professionnel. « Il était donc normal qu’elle se retrouve en filigrane de nos réflexions. »
Avec Véronique Geraud et JC Rondeau, de Cision, les participants ont exploré comment les modèles d’IA reprennent l’information sur une entreprise et influencent les récits qui circulent à son sujet. Enfin, parce que l’éthique et la déontologie sont au cœur de la définition du professionnalisme, Eloi Courchesne a testé les connaissances et réflexes des participants, dans une question interactive du visant à mettre en valeur le code de déontologie des membres de la SQPRP.
Pour Joanne Beauvais, cette expertise doit se traduire par une place dans les discussions de direction. « Les professionnels en relations publiques aident les dirigeants à transformer des enjeux complexes en décisions éclairées. Leur regard transversal et leur connaissance des publics permettent d’évaluer les conséquences de ces décisions et d’anticiper les risques. Les relationnistes sont des stratèges d’entreprise et doivent être reconnus à ce titre. »
À propos de la SQPRP
La Société québécoise des professionnel(le)s en relations publiques est le réseau des professionnels et de gestionnaires en relations publiques depuis 1984. La SQPRP travaille à faire reconnaître le caractère professionnel de leur pratique, entre autres par de la formation, la certification des professionnel(les) et leur adhésion à un code déontologie.
La consultation volontaire a réuni 85 personnes du 6 octobre au 1er novembre 2026. Le nombre de réponses varie selon les questions. Les résultats ne peuvent être généralisés à l’ensemble de la profession. Le rapport est disponible sur demande.
INFORMATION ET ENTREVUES
Joanne Beauvais, présidente de la SQPRP
514 928-8373
