Montréal, le 10 septembre 2026 / RMC/ - C’est sous le thème « Maintenir la sécurité de nos communautés » que s’est tenue la deuxième édition du colloque sur les services policiers municipaux organisé par la Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ), le 10 septembre à Trois-Rivières. L’événement a réuni plus d’une centaine d’élus, de directeurs généraux, de directeurs de service de police, de membres de fraternité, de même que des représentants de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et de l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ). Représentant les deux tiers de la population du Québec, ils ont abordé plusieurs questions d’actualité telles que l’iniquité de financement des services de police municipaux au Québec, la formation continue et les caméras corporelles.
« C’est un grand succès et c’est très important pour nos populations » déclare d’entrée de jeu François Lemay, président de la FPMQ. « Tant les conférenciers que les participants ont démontré que les besoins en sécurité publique se complexifient et grandissent. Pourtant, Québec refuse toujours de financer les services de base des services de police municipaux, alors qu’il finance à 50 % les villes desservies par la SQ. Cette iniquité est intenable » soutient-il.
Des engagements politiques
À l’occasion de ce colloque, des représentants de la CAQ, du PQ et du PLQ sont venus présenter leurs priorités en matière de sécurité publique et de financement des services de police municipaux.
Du côté de la CAQ, le ministre de la Sécurité intérieure, vice-premier ministre et ministre responsable des Relations avec les premières Nations et les Inuits, Ian Lafrenière est principalement revenu sur les réalisations du gouvernement sortant. Il s’est néanmoins engagé quant à une éventuelle mutualisation des services infonuagiques dans le traitement des captations des caméras corporelles à venir.
Quant au PQ, le candidat Guy Lapointe Jr a reconnu la situation d’iniquité de financement de base des services de police municipaux et s’est engagé à travailler sur le dossier dans le cadre d’un gouvernement du Parti québécois. Il a également rappelé l’engagement de sa formation politique envers la motion unanime du 24 février à l’Assemblée nationale, qui demande la remise en place du Conseil sur les services policiers du Québec, tel que le prévoit la loi.
De son côté, la représentante du PLQ, Jennifer Maccarone a également reconnu l’iniquité de financement de base des services de police municipaux. Elle s’est engagée à travailler à améliorer la situation, tout en rappelant les énormes défis financiers qui s’annoncent au Québec pour les quatre prochaines années. Elle a aussi réitéré l’engagement du PLQ pour la remise sur pied du Conseil sur les services policiers.
Le PQ et le PLQ ont reconnu l’importance de la formation continue pour les policiers. La question des caméras corporelles a aussi été considérée comme prioritaire par les deux partis politiques.
Les représentants du PQ, de la CAQ et du PLQ ont souligné l’essentiel prise en compte des enjeux de santé mentale, tant du côté des interventions que pour les policiers eux-mêmes. Les exemples de PSPNET et de la Vigile ont été apportés. Enfin, l’excellent travail offert par les policiers et policières a été souligner par les trois candidats. À noter que les cinq partis politiques présents à l’Assemblée nationale ont été invités.
Des priorités
L’atelier de discussion des participants a permis de confirmer à l’unanimité l’importance du retour du Conseil sur les services policiers, en notant que les recommandations qui en émaneront devront être prises au sérieux par le ministre. De même, c’est à l’unanimité que la centaine de participants souhaite travailler à amoindrir l’iniquité de financement par rapport aux villes desservies par la SQ. Tous souhaitent demeurer en contact pour s’appuyer dans cet objectif.
Primeur
Dans cette optique, les enjeux de la formation continue et des caméras corporelles ont été présentés respectivement par les professeurs Stéphanie Gagnon et Étienne Charbonneau de l’ÉNAP.
Puis le professeur Vincent Mousseau de l’UQTR a dévoilé pour la première fois publiquement les résultats d’une étude sur la perception de la population vis-à-vis des enjeux de gouvernance dans les services de police, notamment entre l’indépendance opérationnelle des policiers et le contrôle municipal. Bonne nouvelle : la population a une excellente opinion du travail policier au Québec. De même, les citoyens apprécient que ce soient les directions des services policiers qui prennent les décisions opérationnelles, avec un œil vigilant des élus.
Pour François Lemay, « cette édition a été particulièrement riche en informations. Et, enfin, nous avons deux grands partis politiques, le PQ et le PLQ, qui aspirent au pouvoir et qui reconnaissent les enjeux d’iniquité de financement des services de police municipaux. Ces deux partis réitèrent aussi leur engagement envers le Conseil des services policiers au Québec. Et les deux mettent de l’avant l’importance de la formation continue. Nous saurons être au rendez-vous auprès du nouveau gouvernement qui sera élu le 5 octobre prochain pour la mise en œuvre de ces objectifs, peu importe le parti qui sera élu. »
À propos de la FPMQ
La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec veille à ce que les corps policiers municipaux puissent offrir des services de qualité à la population qu'ils sont chargés de protéger. La FPMQ s'emploie au bien-être collectif et à la qualité de vie de ses membres, en maintenant l'honneur et le développement professionnel des policiers et policières municipaux du Québec. La FPMQ regroupe 32 associations syndicales locales réparties sur l'ensemble du territoire, pour près des deux tiers de la population du Québec.
Source et informations
Pierre Tadros, PRP
438 398-5435
