Montréal, le 12 septembre 2026 / RMC/ - Dans une déclaration faite à Nicolet aujourd’hui, la première ministre sortante et cheffe de la CAQ, Mme Christine Fréchette, a promis l’ajout de 300 policiers à la Sûreté du Québec (SQ) et dans les corps policiers municipaux. Or, les municipalités desservies par la SQ sont subventionnées à 50 % par Québec, alors que les villes ayant des services de police municipaux ne reçoivent aucun financement de base de la part de Québec.
« Lors du colloque de jeudi dernier sur les services de police municipaux du Québec, le PQ et le PLQ ont reconnu les enjeux d’iniquité dans le financement des services de police municipaux par rapport aux villes desservies par la SQ. Aujourd’hui, la première ministre et cheffe de la CAQ annonce des investissements en argent et en ressources humaines pour la sécurité publique. Fort bien. Mais quelle sera la part des villes ayant des services de police municipaux? Comment la distribution des policiers financés par Québec sera-t-elle faite? Quelles seront les compensations pour les villes qui n’auront pas droit aux policiers financés par Québec? », s’interroge le président de la FPMQ, François Lemay.
De fait, le site de la CAQ indique clairement que « la Coalition s’engage à investir 176,4M$ supplémentaires afin de permettre l’ajout de 300 policiers à la Sûreté du Québec (SQ) et dans les corps policiers municipaux. L’investissement de 24 M$ permettra également de consolider les capacités policières dans la lutte contre la violence armée ».
Selon François Lemay, la CAQ se doit de clarifier sa position quant à l’iniquité dans le financement des services de police municipaux. « À la lecture de cette annonce, on ne comprend pas comment cette mesure pourra être déployée équitablement. C’est comme si on disait aux villes ayant des services de police municipaux qu’elles auront plus de policiers, qu’elles devront payer elles-mêmes et dont les embauches et la planification relèvent de toute manière de chacune d’elles. Sinon, le gouvernement va distribuer des policiers payés à 50 % par Québec dans ces villes. Mais on ne sait pas comment ni sur quelles bases. Ce flou exacerbe l’enjeu de l’iniquité de financement pour les deux tiers de la population du Québec qui sont desservis par des services de police municipaux. Nous demandons à la première ministre et cheffe de la CAQ de clarifier sa position. »
La 2e édition du colloque sur les services de police municipaux du Québec s’est tenue à Trois-Rivières le 10 septembre et a réuni plus de 110 personnes représentant l’ensemble des villes desservies par les services de police municipaux du Québec. À l’unanimité, les participants ont appuyé les revendications visant à corriger cette iniquité devenue intenable.
À propos de la FPMQ
La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec veille à ce que les corps policiers municipaux puissent offrir des services de qualité à la population qu'ils sont chargés de protéger. La FPMQ s'emploie au bien-être collectif et à la qualité de vie de ses membres, en maintenant l'honneur et le développement professionnel des policiers et policières municipaux du Québec. La FPMQ regroupe 32 associations syndicales locales réparties sur l'ensemble du territoire, pour près des deux tiers de la population du Québec.
Source et informations
Pierre Tadros, PRP
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